Transport.
La crise rend les compagnies aériennes frileuses --Des lignes incertaines
François Marie en compagnie de Barbara di Stefano, représentante de l'office du tourisme de Québec accessible en 6 h 30 depuis Nantes-Atlantique.
Une nouvelle ligne Nantes-Québec, la fin des liaisons avec Londres ? François Marie, le directeur de l'aéroport lève le voile.
Nantes-Québec, la première ligne directe entre une ville de province et Québec, pourquoi ce privilège ?
Plus de 5 000 passagers pourront embarquer direction la capitale du Québec entre le 13 janvier et le 5 septembre. Nous sommes très heureux de l'ouverture de cette ligne et que Corsairfly est choisi Nantes. C'est le résultat d'un partenariat de qualité qui dure depuis 20 ans. Le Canada est une destination qui plaît dans l'ouest et Nantes commence à devenir une cité attractive pour les Québécois. Et à seulement 6 h 30 d'avion c'est quasiment du moyen courrier. Corsairfly espère vendre 60 % de ces sièges en France et 40 % outre-atlantique. De plus le positionnement de la compagnie nous plaît : ils privilégient la cible familiale aussi bien dans leurs horaires, leurs tarifications et leur accueil. Tous les samedis, 323 sièges sont proposés à partir de 389 €. Sur ce point nous sommes sur les mêmes longueurs d'ondes. Bien sûr, pour l'instant il ne s'agit que d'un petit flux à l'échelle de l'aéroport qui transite 2 800 000 passagers par an mais je pense que cette ligne peut se développer dans les années à venir. Nous préférons avancer pas à pas et de façon pérenne.
Depuis quelques semaines les rumeurs vont bon train, Rayanair et Easyjet abandonnent-ils la liaison Nantes-Londres ?
Les gens parlent trop vite. Pour l'instant nous n'en savons rien. Ils n'ont pas confirmé le maintien de ces lignes mais ils n'ont rien déclarer non plus. S'ils décident d'arrêter nous respecterons leur décision. Nous ne connaissons pas leurs chiffres de rentabilité et nous n'avons pas à nous mêler de leur stratégie. Ceci étant dit, il est évident que Nantes doit rester reliée à la capitale britannique. C'est pour cela que nous discutons déjà avec d'autres compagnies susceptibles de reprendre le flambeau au cas où, des compagnies low-cost mais pas uniquement. En tout cas nous ne sommes pas excessivement inquiet, nous avons prouvé que Nantes-Londres représente un flux régulier et important : 150 000 passagers par an.
Nous n'aurons pas de mal à trouver preneur.
Quels sont les autres nouveautés pour 2009 ?
C'est difficile à déterminer. Habituellement à cette époque de l'année nous sommes en mesure de faire des prévisions mais cette fois les compagnies restent muettes. Très peu d'entre elles nous ont confirmé leurs lignes. Je pense que la crise économique y est pour beaucoup. Elles préfèrent attendre au maximum, voir ce qui va se passer.
Comme la plupart des entreprises, elles n'envisagent plus l'avenir avec autant de sérénité. Nous en saurons plus fin février.
Quels sont vos grands objectifs pour 2009 ?
Avec des nouveautés comme la Ligne Nantes-Québec, nous voulons multiplier les vols longs courriers, privilégier les voyages et les vacances. Nous continuons à développer nos liaisons avec les hubs, les centres de correspondances vers les grandes destinations du monde. Nos lignes vers Madrid (depuis deux ans) et Amsterdam (depuis un an) sont de vrais succès.
Les négociations se poursuivent avec Lufthanza, à Tunis, plateforme vers L'Allemagne, Malte et l'Afrique. Il apparaît difficile que cette collaboration se concrétise cette année, mais on avance. Enfin, l'une des premières attentes de nos passagers est de « ne plus passer par Paris ». Nous voulons répondre à ce souhait et réussir à relier Nantes aux grandes villes européennes en direct.
On travaille entre autre sur une nouvelle ligne vers l'Allemagne.
Amandine Cognard---presse ocean
05/02/2009
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Les pieds sur terre et la tête en l'air.